La prépa PT ça marche


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Les spécificités de la PTSI – PT

Comme dans toutes les classes préparatoires scientifiques, l’emploi du temps de PTSI/PT fait la part belle aux disciplines scientifiques : mathématiques, sciences physiques, chimie, et sciences industrielles pour l’ingénieur y jouent un rôle central. A cela s’ajoutent la littérature et les langues, qui prennent la même importance (non négligeable) que dans les autres filières scientifiques. Néanmoins, ce socle commun à toutes les « Sup » MPSI, PCSI et PTSI est, ici, teinté d’une coloration particulière qui fait l’essence de la filière PTSI/PT.

 

L’équilibre dans les matières scientifiques

Tandis que la filière MPSI privilégie nettement les mathématiques par rapport aux autres sciences (10 heures de cours et 2 heures de TD par semaine) et la filière PCSI met l’accent sur l’enseignement des sciences physiques (5 heures de cours de physique, 2 heures de cours de chimie, et 5 heures de TD/TP par semaine, avant que les élèves choisissent entre chimie et SII), la voie PTSI propose un emploi du temps dans lequel les disciplines scientifiques interviennent de façon équilibrée : 9 ou 10 heures (suivant la « période ») de mathématiques (cours + TD) par semaine, 8 heures de physique/chimie (cours + TD + TP) par semaine, et 8h30 de SII (cours + TD + TP) par semaine. Signalons que l’enseignement des SII n’excède pas les 4 heures par semaines en MPSI et PCSI, et qu’il disparaît même, à partir de janvier, par exemple, de l’emploi du temps d’un étudiant de PCSI ayant fait le choix, en décembre, de s’orienter vers la classe de PC.
Beaucoup d’enseignements en groupes d’effectifs restreints.

 

Ainsi, l’une des principales différences entre l’emploi du temps d’un élève de PTSI et celui, par exemple, d’un élève de MPSI, concerne le nombre d’heures de SII, notamment, et surtout, dans le cadre de séances de TD et TP en groupes d’effectifs restreints : sur les 8h30 hebdomadaires de SII dispensées en PTSI, 4h sont consacrées aux travaux dirigés (en demi-classes) et 2h30 sont consacrées aux travaux pratiques (éventuellement en tiers de classe). Si l’on y ajoute les 3h de TD de mathématiques et les 3h de TD/TP de physique/chimie, c’est près de la moitié des heures de l’emploi du temps de PTSI/PT qui se déroule en effectif réduit, ce qui permet aux étudiants de bénéficier d’un soutien pédagogique renforcé.
Les sciences industrielles pour l’ingénieur

Cette discipline, que beaucoup d’élèves découvrent en classes préparatoires, permet d’investir les savoirs mathématiques et des sciences physiques dans les applications pratiques de l’ingénierie, via l’utilisation de certaines sciences fondamentales (électronique, mécanique, automatique, informatique) et la présentation des techniques de conception (analyse d’un besoin, recherche de solutions adaptées, mise en oeuvre d’avant-projets) et de production.
Pour autant, les étudiants issus d’une terminales S ayant choisi l’option SVT, et n’ayant donc pas pratiqué les SII, ne doivent pas s’interdire la voie PTSI/PT : des heures sont réservées, dans l’emploi du temps, pour les élèves qui découvrent les SII, de sorte que, au moment des concours, leurs résultats ne présentent aucune différence par rapport aux titulaires d’un bac S-SI.

Le déroulement des concours

Une autre particularité de la filière PTSI/PT concerne le déroulement des concours. Contrairement aux filières MP, PC et PSI, dans lesquelles les étudiants participent à des concours organisés par « banques de concours » (une batterie d’épreuves étant réservée à un groupement d’écoles précis), en PT, les élèves sont convoqués à une semaine et demie d’épreuves écrites : les écoles se « servent » dans ces épreuves pour constituer leurs propres critères de sélection. Le déroulement des épreuves orales (concernant les élèves ayant donné satisfaction à l’issue de l’écrit) relève de la même philosophie.
Cela étant, à quelques rares exceptions près, les écoles recrutant sur la filière PT sont les mêmes que celles qui recrutent sur les filières MP, PC et PSI.

 

 

Plus de chances de réussir

Si, comme évoqué précédemment, les mêmes écoles sont « préparées » par les élèves de toutes les filières, le nombre de places dans ces écoles, ramené au nombre de candidats inscrits aux concours, varie d’une voie à l’autre. A cet égard, les statistiques concernant le nombre de places dans les grandes écoles, rapporté au nombre d’étudiants inscrits, sont favorables aux élèves de PT, comme en atteste le diagramme suivant.

La filière PT dans les écoles d’ingénieurs

Invités à donner leur point de vue concernant les étudiants de la filière PT, les responsables des études de quatre grandes écoles(1) ont dégagé, entre autres, plusieurs qualités spécifiques qui différencient ces futurs ingénieurs de ceux issus des autres filières.

Le sens du concret

Parmi les attentes des entreprises industrielles vis-à-vis d’un ingénieur figure, en bonne place, la capacité à appréhender « physiquement » les problèmes.
La part plus importante accordée aux sciences industrielles dans la filière PT est, dans cette optique, un avantage par rapport aux autres filières.
Les responsables de l’École Centrale de Paris soulignent que « les MP réussissent mieux dans les matières fondamentales (forts besoins en mathématiques), tandis que les PT réussissent mieux dans les matières plus techniques (…). Les PT sont plutôt forts en mécanique, habiles sur les logiciels de simulation, et se distinguent par leur approche « ingénieur » et physique des problèmes. Ils ont un certains pragmatisme et savent appréhender les systèmes complexes. « 
Selon l’ENSAM, la culture industrielle acquise par les PT à leur arrivée en école s’avère très intéressante : les sciences industrielles se situant au carrefour des applications des connaissances mathématiques et physiques, elles doivent permettre « de se poser les bons problèmes, de les analyser et d’avoir recours aux bonnes
connaissances pour les résoudre en ayant, de plus en plus souvent, une approche interdisciplinaire »
. Ainsi, selon le directeur des études,  » la filière PT est la meilleure formation pour l’ENSAM« .
De même, Supélec salue « leur sens pratique et leur sens physique poussé. Les étudiants issus de PT sont généralement intéressés par les technologies, ce qui en fait des étudiants ouverts du point de vue technique ».
Ces étudiants « ont le sens physique de l’ingénieur, sont sensibilisés aux métiers et aux contraintes de l’ingénieur « . Cette spécificité s’avère très complémentaire aux formations proposées par les autres filières scientifiques : « Les binômes efficaces en TP sont les binômes PT-MP car si les MP sont à l’aise dans la manipulation des modèles, les PT sont à l’aise dans le montage expérimental, la conduite des expériences et l’interprétation ».

Le travail en équipe

La capacité à travailler en équipe et à gérer un projet est une autre exigence majeure attendue des ingénieurs. La filière PT valorise cet aspect, avec de nombreuses (plus que dans les autres filières) heures de travail en groupes restreints. Cette spécificité se perçoit dans les écoles, qui reconnaissent unanimement les qualités des élèves issus de cette filière.
L’École des Mines de Paris, notamment, souligne que les étudiants de PT s’épanouissent particulièrement dans le cadre des enseignements par projets.
L’École Centrale de Paris remarque également que les PT « réussissent mieux (…) dans les projets ». L’évolution des enseignements de cette école est en adéquation avec cette attente, en accentuant notamment « une pédagogie active : autonomie, mise en situations, travail en équipe, projets multiculturels ».

Globalement, les écoles constatent que les élèves réussissent équitablement, quelle que soit leur filière d’origine en CPGE. Par la suite, on retrouve les étudiants issus de PT dans tous les secteurs d’emploi.
Ainsi, la part plus importante des sciences industrielles dans ce cursus est particulièrement appréciée au sein des écoles, sans qu’elle constitue un quelconque handicap vis-à-vis des autres filières, tant dans le parcours étudiant que dans le parcours professionnel.
Synthèse de réponses recueillies en 2006

(1). L’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers, l’École des Mines de Paris, l’École Centrale de Paris et l’École Supérieure d’Électricité

 

 

► Tableaux récapitulatifs des résultats des promotions de 2003 à 2014.

► Département du Doubs

Besancon
Lycée Jules HAAG Lycée Claude Nicolas Ledoux Lycée Louis PASTEUR
Lycée Victor HUGO Lycée Louis PERGAUD Lycée Saint Jean
• Lycée Saint Paul
Pontarlier
Lycée Xavier MARMIER Lycée Les AUGUSTINS
Morteau
Lycée Edgar FAURE
Montbéliard
• Lycée Le Grand Chènois • Lycée Georges CUVIER • Lycée VIETTE

► Département de Haute Saône

Vesoul
Lycée Les Haberges Lycée Edouard BELIN
Gray Lure
Lycée Augustin COURNOT • Lycée Georges COLOMB
Héricourt Luxeuil les bains
Lycée Louis ARAGON Lycée Lumière

► Département du Jura

Champagnole Lons le Saunier
Lycée Paul Emile VICTOR •  Lycée Jean MICHEL
•  Lycée Sainte Marie Fénelon
Dole
•  Lycée Charles NODIER •  Lycée Jacques DUHAMEL
Poligny Morez
Lycée Hyacinthe FRIANT •  Lycée Victor BERARD
Saint-Claude Salins les bains
• Lycée Pré Saint Sauveur •  Lycée Victor CONSIDERANT

 

► Département du Territoire de Belfort

Belfort
• Lycée CONDORCET Lycée Gustave COURBET • Lycée Raoul FOLLEREAU
• Lycée Notre Dame des Anges Lycée Sainte MARIE
Valentigney
Lycée Armand PEUGEOT

► Autres lycées de France et ailleurs…

► Taux de réussite, moyenne nationale, nombre de places et nombre de candidats

• Statistiques nationales banque PT

Années Inscrits Entrées Places Taux de
remplissage
Places/inscrits
2006 2 244 1 507 1 810 83 % 81 %
2007 2 255 1 489 1 731 86 % 77 %
2008 2 301 1 468 1 697 87 % 74 %
2009 2 385 1 539 1 740 89 % 73 %
2010 2 522 1 587 1 829 87 % 76 %
2011 2 481 1 536 1 883 82 % 76 %
2012 2511 1568 1909 82 % 76 %
2013 2485 1630 1929 84 % 78 %

 

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• Nombres de places dans les écoles – Concours Banque PT

Ecoles Nbres de places Pourcentage
Centrale – Supélec 101 5,74 %
Mines Ponts – Télécom 25 1,18 %
Ecole Polytechnique 10 0,54 %
ENS Cachan 46 2,63 %
ENSAM 575 31,94 %
Groupe CCP 178 10,84 %
Réseau Polytech’ 240 9,50 %
Autres 704 37,63 %
Total 1 879 100 %

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• Intégration dans une Grande Ecole

Années Intégration Jules HAAG Moyenne nationnale
2001 94 % 68 %
2002 83 % 70 %
2003 97 % 74 %
2004 90 % 70 %
2005 78 % 66 %
2006 74 % 68 %
2007 91 % 70 %
2008 80 % 64 %
2009 76 % 64 %
2010 88 % 63 %
2011 87 % 62 %
2012 71 % 62 %
2013 85 % 66 %

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