CPGE – Pourquoi choisir une prépa PTSI-PT ?


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Les spécificités de la PTSI – PT
Comme dans toutes les classes préparatoires scientifiques, l’emploi du temps de PTSI/PT fait la part belle aux disciplines scientifiques : mathématiques, sciences physiques, chimie, et sciences industrielles pour l’ingénieur y jouent un rôle central. A cela s’ajoutent la littérature et les langues, qui prennent la même importance (non négligeable) que dans les autres filières scientifiques.

 

L’équilibre dans les matières scientifiques
La voie PTSI propose un emploi du temps dans lequel les disciplines scientifiques interviennent de façon équilibrée : 9 ou 10 heures (suivant la « période ») de mathématiques (cours + TD) par semaine, 8 heures de physique/chimie (cours + TD + TP) par semaine, et 8h30 de SII (cours + TD + TP) par semaine.

Ainsi, l’un des atouts principal de l’emploi du temps d’un élève de PTSI est le nombre d’heures de SII, qui se fait principalement en séances de TD et TP, en groupes d’effectifs restreints.

 

Plus de chances de réussir
Si, comme évoqué précédemment, les mêmes écoles sont « préparées » par les élèves de toutes les filières, le nombre de places dans ces écoles, ramené au nombre de candidats inscrits aux concours, varie d’une voie à l’autre. A cet égard, les statistiques concernant le nombre de places dans les grandes écoles, rapporté au nombre d’étudiants inscrits, sont favorables aux élèves de PT, comme en atteste le diagramme suivant.

 

 

 

Les sciences industrielles pour l’ingénieur

Cette discipline, que beaucoup d’élèves découvrent en classes préparatoires, permet d’investir les savoirs mathématiques et des sciences physiques dans les applications pratiques de l’ingénierie, via l’utilisation de certaines sciences fondamentales (électronique, mécanique, automatique, informatique) et la présentation des techniques de conception (analyse d’un besoin, recherche de solutions adaptées, mise en oeuvre d’avant-projets) et de production.
Pour autant, les étudiants issus d’une terminales S ayant choisi l’option SVT, et n’ayant donc pas pratiqué les SII, ne doivent pas s’interdire la voie PTSI/PT : des heures sont réservées, dans l’emploi du temps, pour les élèves qui découvrent les SII, de sorte que, au moment des concours, leurs résultats ne présentent aucune différence par rapport aux titulaires d’un bac S-SI.

 

Le déroulement des concours
Une autre particularité de la filière PTSI/PT concerne le déroulement des concours. Contrairement aux filières MP, PC et PSI, dans lesquelles les étudiants participent à des concours organisés par « banques de concours » (une batterie d’épreuves étant réservée à un groupement d’écoles précis), en PT, les élèves sont convoqués à une semaine et demie d’épreuves écrites : les écoles se « servent » dans ces épreuves pour constituer leurs propres critères de sélection.
Cela étant, à quelques rares exceptions près, les écoles recrutant sur la filière PT sont les mêmes que celles qui recrutent sur les filières MP, PC et PSI.

La filière PT dans les écoles d’ingénieurs

Plusieurs qualités spécifiques différencient les futurs ingénieurs issus de CPGE PT, de ceux issus des autres filières.

Le sens du concret – l’avis des écoles
École Centrale de Paris : « les MP réussissent mieux dans les matières fondamentales (forts besoins en mathématiques), tandis que les PT réussissent mieux dans les matières plus techniques (…). Les PT sont plutôt forts en mécanique, habiles sur les logiciels de simulation, et se distinguent par leur approche « ingénieur » et physique des problèmes. Ils ont un certains pragmatisme et savent appréhender les systèmes complexes. « 

 

ENSAM : la culture industrielle acquise par les PT à leur arrivée en école s’avère très intéressante : les sciences industrielles se situant au carrefour des applications des connaissances mathématiques et physiques, elles doivent permettre « de se poser les bons problèmes, de les analyser et d’avoir recours aux bonnes
connaissances pour les résoudre en ayant, de plus en plus souvent, une approche interdisciplinaire »
. Ainsi, selon le directeur des études,  » la filière PT est la meilleure formation pour l’ENSAM« .
 
Supélec : « leur sens pratique et leur sens physique est poussé. Les étudiants issus de PT sont généralement intéressés par les technologies, ce qui en fait des étudiants ouverts du point de vue technique ».
Ces étudiants « ont le sens physique de l’ingénieur, sont sensibilisés aux métiers et aux contraintes de l’ingénieur « . Cette spécificité s’avère très complémentaire aux formations proposées par les autres filières scientifiques : « Les binômes efficaces en TP sont les binômes PT-MP car si les MP sont à l’aise dans la manipulation des modèles, les PT sont à l’aise dans le montage expérimental, la conduite des expériences et l’interprétation ».

Le travail en équipe
La capacité à travailler en équipe et à gérer un projet est une autre exigence majeure attendue des ingénieurs.
La filière PT valorise cet aspect, avec de nombreuses (plus que dans les autres filières) heures de travail en groupes restreints. Cette spécificité se perçoit dans les écoles, qui reconnaissent unanimement les qualités des élèves issus de cette filière.
 
L’École des Mines de Paris, notamment, souligne que les étudiants de PT s’épanouissent particulièrement dans le cadre des enseignements par projets.
 
L’École Centrale de Paris remarque également que les PT « réussissent mieux (…) dans les projets ». L’évolution des enseignements de cette école est en adéquation avec cette attente, en accentuant notamment « une pédagogie active : autonomie, mise en situations, travail en équipe, projets multiculturels ».

 
 
Globalement, les écoles constatent que les élèves réussissent équitablement, quelle que soit leur filière d’origine en CPGE. Par la suite, on retrouve les étudiants issus de PT dans tous les secteurs d’emploi.
Ainsi, la part plus importante des sciences industrielles dans ce cursus est particulièrement appréciée au sein des écoles, sans qu’elle constitue un quelconque handicap vis-à-vis des autres filières, tant dans le parcours étudiant que dans le parcours professionnel.

(1). L’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers, l’École des Mines de Paris, l’École Centrale de Paris et l’École Supérieure d’Électricité