La philosophie au lycée Jules Haag

A partir de la Terminale, toutes les classes de séries Générales et Technologiques font de la philosophie en vue du baccalauréat. La question « qu’est-ce que le temps ? » n’est plus aujourd’hui au programme de nos sections, ce qui est dommage pour un lycée de tradition horlogère ! Mais nos lycéens pourront se consoler en s’initiant aux questionnements sur l’éthique, la théorie des sciences, l’art, et de nombreux autres thèmes en fonction des sections [lien vers les programmes officiels].

L’idée générale de cet enseignement n’est pas tant d’apprendre des idées, que d’apprendre à les examiner d’un point de vue critique ; ce qui est loin d’être un luxe dans un monde saturé d’informations de toutes provenances. Mais si apprendre des idées n’est pas un but en soi, il y a tout de même des choses à connaître, ne serait-ce que pour ne pas commettre les mêmes erreurs que les anciens. Car si nous pouvons voir plus loin qu’eux, disait Pascal, c’est que nous sommes montés sur leurs épaules.

La philosophie est aussi en liaison naturelle avec l’Enseignement Moral et Civique (EMC) dans la mesure où un grand nombre de problèmes des sociétés contemporaines ont été déjà examinés par le passé par les philosophes. Il ne s’agit pas, bien entendu, de réciter leurs solutions, malheureusement souvent dépassées. Mais il est utile de s’en servir comme d’une base de travail, ou d’une pré-théorisation, qui permet de mieux cerner les particularités du monde actuel.

Rappelons seulement que la démocratie que nous tentons aujourd’hui de faire vivre a d’abord existé sur le papier, grâce aux efforts de penseurs tels que Hobbes, Locke, Spinoza, Rousseau, pour n’en citer que quatre parmi les plus classiques.

L’EMC, bien qu’étudié pour lui-même, est donc aussi une occasion pour les élèves de s’exercer à manier des idées proches de celles qu’ils auront besoin de maîtriser lors de l’épreuve finale de philosophie du baccalauréat ; ce qui ne peut être que propice à leur succès scolaire, et plus tard professionnel.

Mais l’enseignement de philosophie n’a pas seulement en vue ce succès. Car si trouver du travail est une nécessité, s’adapter n’est pas une finalité : il ne s’agit pas simplement de trouver sa place dans un monde déjà fait, il s’agit de participer à son évolution. Et nous voulons penser que les apprentis d’aujourd’hui sont les décideurs de demain, ce qui implique de favoriser le développement d’esprits libres.